Rencontre
Père Noël Gautheron

« Pour être religieux, il faut d'abord être humain »

Le père Noël Gautheron rejoint notre paroisse qu'il connaît bien pour y avoir grandi.

« C 'est une joie pour moi d'être là car je retrouve des gens que je connais et j'ai aussi un monde à découvrir ! Je dois apprendre à vivre avec deux autres prêtres, redécouvrir la vie en paroisse… »




Le père Noël Gautheron a pris ses fonctions dans notre paroisse. Nous l'avons rencontré.
Quelle était votre affectation précédente ?
J'étais à l'hôpital de Chalon qui concerne l'hôpital de l'île Saint Laurent (450 lits) et l'EHPAD (220 lits), l'ancien hospice Saint-Louis. J'avais un logement sur ce site et ce depuis 2005. J'étais donc aumônier à plein temps sans aucune responsabilité en paroisse, sauf l'accompagnement d'une équipe saint Vincent de Paul au centre ville, et une rencontre avec les chrétiens quart-monde. J'ai donc été au contact des malades, des souffrants, des pauvres. L'aumônier d'hôpital peut être appelé 24 heures sur 24 pour être aux côtés de ceux qui appellent (les malades, les familles, le personnel soignant). J'étais aussi prêtre célébrant et animateur de l'équipe d'aumônerie.

Quel a été votre parcours de prêtre ?
J'ai été ordonné le 22 juin 1986 à Chalon-sur-Saône avec trois autres prêtres (Imbert Noaile ; Patrick Desbois ; Yves Le Saulx) tout en ayant fait deux ans de stage à Verdun-sur-le- Doubs d'où j'avais été ordonné diacre. Le 15 décembre 1985 (j'avais 29 ans ce jour-là). J'ai été engagé comme jeune prêtre auprès des jeunes. En 1990, je suis devenu prêtre accompagnateur de l'équipe Action catholique des enfants en milieu rural et nommé à Saint-Gengoux-le-National la même année. En 1991, j'ai été nommé à Martigny-le-Comte, dans le Charolais, tout en gardant la responsabilité de l'aumônerie ACE. En 1996, j'ai été nommé à Toulon-sur-Arroux/Issy l'évêque comme curé à plein temps. J'ai été à l'initiative de la naissance de la paroisse du Bon-Pasteur. Après que j'eus subi de gros ennuis de santé et des opérations, l'évêque m'a nommé à Cuisery en 2003, avec Michel Veuillet. De là, en 2005, je suis arrivé à Chalon.

Êtes-vous heureux de rejoindre la paroisse Saint-Pierre en Louhannais ?
Quitter l'hôpital n'était pas dans mon projet. Ma nomination surprise ici est l'occasion de rejoindre mon pays de Bresse que j'aime bien puisque je suis né à Louhans le 15 décembre 1956. J'ai vécu quatre ans à Sagy et ensuite à Montcony où ma famille a exploité la ferme du château depuis 1961. C'est une joie pour moi d'être là car je retrouve des gens que je connais et j'ai aussi un monde à découvrir ! Je dois apprendre à vivre avec deux autres prêtres, redécouvrir la vie en paroisse…

Quelle mission allez-vous particulièrement prendre en charge ici ?
Je suis vicaire et nommé à un quart de temps au service du monde hospitalier de Louhans (la Basse Maconnière et les maisons de retraite). Au niveau paroissial, tout est à mettre en place en discussion avec le curé de la paroisse, Jean-François Arnoux. Je souhaite qu'on trouve l'occasion de l'écoute, du temps de partage, du temps de prière entre collègues et aussi avec la communauté paroissiale.

Avez-vous un message particulier à faire passer ?
Je souhaite que le monde de la paroisse Saint Pierre-en-Louhannais puisse vivre humainement et à la lumière de l'Évangile. Pour être religieux, il faut d'abord être humain. Je n'arrive pas comme prêtre détenant la vérité. Ce qui m'intéresse c'est l'ouverture aux autres…
Propos recueillis par Philippe Déjean

RETOUR SOMMAIRE